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samedi 1 août 2015

Remontants Psychologiques

La vie, on le sait, est un combat. On ne se lève pas le matin en se disant qu’on va à l’échec. On entre dans la vie pour relever des défis, quel que soit ce qu’on fait. Pour cela, le projet qu’on veut réaliser suppose qu’on fasse des sacrifices. Affectivement, on a besoin d’un remontant psychologique alors, on exige des autres leur confiance au comportement qu’on affichera au motif qu’on va réussir ; qu’on a foi en soi et qu’on croit à ce qu’on veut faire. Qu’est-ce donc que la confiance, et pourquoi faut-il faire confiance parce que notre partenaire aurait dit avoir la foi en ce qu’il veut entreprendre ?
1)- La confiance
Pour une action donnée, nos comportements se révèlent être la validation empirique des intentions que nous avions dès la première pensée. Comme pour nos activités sociales et professionnelles actuelles ou futures, nous aurons besoin de la confiance des autres pour avancer ou pour réussir les projets qui nous animent. De même, nos partenaires ou ceux qui voudrons nous avoir pour collaborateur pour la réalisation de leur projets, voudront avoir confiance en nous. La notion de confiance ici s’avère être très importante et le problème est de savoir pourquoi, plus que tout, les autres et nous, voudrions pour un engagement nous assurer que la confiance est là et sert de fondement à la collaboration.
A bien observer les gens dans la vie de tous les jours et surtout professionnelle, le besoin de confiance des autres relève de la recherche d’un remontant psychologique. La notion de confiance dans ce sens, mérite en un regard particulier. La confiance n’est pas banale. On en use sans généralement savoir pourquoi et on en a besoin et pour quelle raison on se comporte à son égard comme si elle était un élément fondamental de la vie. Les Philosophes, les psychologues et chercheurs en sciences sociales se sont saisit du sujet et ont voulu en savoir davantage. Il en découle que la notion de confiance doit être entendue comme un état psychologique qui se caractérise par l’intention d’accepter sur la base des croyances optimistes que l’on a ou suppose sur les comportements actuels et à venir, ou, si on veut, sur les actionnions actuelles ou à venir du collaborateur.
N’entend-t-on pas, dans les négociations tel ou tel dirigent dire à son partenaire qu’il a toute confiance en telle personne ? Et n’est-ce pas inviter ce partenaire à avoir à son tour confiance en cette personne seulement sur la base de sa foi en lui ? Et c’est ici qu’apparait ce second terme : la foi

2) Avoir la foi
Le concept de foi est le plus souvent rattaché aux religions. Elle y désigne la conviction en la véracité d'un ensemble de croyances. Or, dans le langage courant, le mot foi désigne aussi l'état d'esprit qui conduit à croire une chose en l’absence de toute preuve. Avoir confiance ou donner sa confiance relèverait de cette conviction. Dans nos comportements, la recherche d’un remontant psychologique conduira à rechercher la confiance ou à fonder notre réussite en la croyance que nous allons réussir une chose ou un projet.
Cette manière de procéder est propre à tous les peuples. Dans la tradition philosophique (orale) Yemba, le mot « agho pu’up » que l’on peut traduire par « c’est ainsi », exprime la certitude des choses qu’on ne peut démontrer ; des choses qu’il faut accepter comme elles sont car vraies. Ici la foi n'a aucune connotation religieuse. Dans la tradition philosophique grecque, Platon fait de la foi un des modes de connaissance du réel et Aristote y voit l'adhésion qu'un orateur fort persuasif et bien talentueux, peut obtenir de son auditoire.
Au total, l’exigence de la confiance et l’expression d’une foi sans faille n’est que la recherche d’un remontant psychologique sans lequel l’entreprise cours à l’échec. Si avoir confiance c’est adopter un état psychologique qui se caractérise par l’intention d’accepter sur la base des croyances optimistes, on peut dire que la recherche d’un remontant psychologique se double de la foi de telle sorte que, avoir confiance, c’est avoir la foi et donc croire que ce que l’on veut faire, le sera et qu’il faut se donner le moyen et donc avoir l’audace. La confiance ayant besoin de la foi pour être dynamique, ne faut-il pas convenir que, théoriquement, on a un modèle où la foi est l'engagement d'une relation de confiance entre deux personnes et que cette relation doit s'entendre au sens actif ?
Daniel Tongning
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