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vendredi 12 avril 2013

Imani, la vie de mon village de Doryn Foualem


J’avais lu l’ouvrage; je l’ai relu et il me vient de noter cette impression. Le jour se lève, et comme c’est ainsi depuis toujours, le village se lève aussi et, avec lui, sa vie et le devenir de ses enfants. Le devenir, oui, le devenir ; celui d’Imani. On dirait un être sorti de l’étau des calamités qui, maintenant, sait comprendre le monde, l’accepter comme il est et vient à nous, à moins que ce ne soit nous qui allions vers lui pour le subir et aller au gré de ses volontés. 
Après coup la jeune Imani peut dire : je connais bien la vie dans ce village et aujourd'hui sous tous ses angles. Et, comme vaincue, elle peut dire aussi qu’elle accepte désormais que les choses viennent et s'en aillent puisque cette vie a rendu son cœur aussi ouvert et réceptif que le monde. Oui elle peut le dire, puisqu’elle est née dans ce village avec lequel elle a toujours entretenu des rapports conflictuels.
Avait-elle le choix ? Toujours est-il qu’en quelque sorte, elle livre ses confessions au représentant d’un autre monde : celui de la ville, où les choses de la vie sont différentes. Est-ce une manière de pénétrer la réalité de la vie dans les villes ou est-ce un échange simple des expériences avec le bonhomme de la ville? On se rend compte cependant, à la connaissance de l’expérience du jeune citadin que, même à la ville nos vies restent gouvernées par nos cultures d’origines et que nos  traditions nous y suivent.
La fenêtre ouverte sur les deux mondes met en contact les besoins des monde du village et des villes, et les difficultés des deux mondes à communiquer efficacement. Comment connaître le bonheur citadin tout en étant au village ? Comment mourir en sachant que la ville qui est juste à côté est inaccessible par ce que son organisation, ses manières  et ses capacités à pénétrer le village sont complexes ?
Que dire de l’œuvre et de l’auteur ? L'oeuvre nous fait découvrir un monde avec ses réalités confronté à la modernité citadine qui se veut autre. Au-delà de la vie au village, l’écriture m’a séduit et l’œuvre n’alerte pas seulement sur une problématique sociale. Elle m’a fait découvrir et aimer un auteur.

Daniel Tongning
Garges-Les-Gonesse, le 12 avril 2013

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