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vendredi 7 décembre 2012

C'est quoi la philosophie?

Lors de mes vacances au Cameroun en décembre 2009, une de mes petites nièces m’a demandé ce qu’était la Philosophie. Sans réfléchir, je lui répondais du tac au tac qu’on pouvait changer le terme philosophie par "Amour de la Sagesse." Et pour ne pas laisser quelque doute planer sur ce que je voulais qu’elle comprenne, j’ajoutais que, pour tout animal sur deux jambes comme nous les humains le sommes, il n’y avait rien de plus naturel que de vouloir trouver des réponses aux questions profondes de la vie. Elle me demanda ce que c’était que ces questions profondes de la vie. Je crus bon, sans me prendre pour plus grand que tout, et encore pour moins petit que tout, de lui dire que les enfants qui, à l’école, arrivent en classe de philosophie découvrent que, pour traiter ces questions, les professeurs de philosophie posent les questions comme celles-ci : Qui suis-je vraiment ? La vie a-t-elle un sens ? Peut-on maîtriser le cours de son destin ? Comme la liste ne pouvait être limitée, j'ajoutais qu’il y avait plusieurs autres qu’on n’imagine pas et qu’elle a celles qui surgiront un jour de son esprit, lorsqu’elle sera au contact des réalités de sa vie dans ce monde, et que nous ne pouvons les soupçonner aujourd'hui. Elle me demanda si on pouvait penser différemment que son professeur de philosophie, maître en amour de la sagesse, et si celui-ci n’apprécierait pas moins bien l’élève qui pensera différemment que lui. Je crus encore obligé de lui dire qu'autoriser ou ne pas autoriser une chose peut relèver du droit ou de la tyranie et que penser relevait de la liberté profonde qu'on ne saurait blâmer ; qu’en devenant plus grande, elle verra que les cours des classes de philosophie et ceux que lui dispenseront la vie, lui permettront de penser tantôt comme les autres et tantôt différemment, et qu’ils lui ouvriront l’esprit sur une autre vision de la vie et alors, ces cours lui apporteront une meilleure compréhension de la vie et une certaine sagesse pour vivre tous les jours. Le différend de penser avec son maître de philosophie, s'il en survenait un jour, ne sera qu'une bonne chose sur le chemin de l'apprentissage dans le monde du sens critique.
Le vouloir de son professeur de philosophie est une chose et la réalité critique en est une autre. Alors elle me demanda : Est-ce pour cela que tu as écrit ce conte philosophique qu’on appelle Mela Ponthy et les sept sages ? Pris ainsi en flagrant délit, je lui disais alors que la pensée de chacun est ce que reçoit la corbeille des discussions qui apportent de la compréhension à la vie, et que mon conte philosophique était une de ces contributions.
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