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samedi 2 mars 2019

Pour la grandeur


Le Cameroun de la renaissance est un héraut de la liberté,
Et ses troupes en paix avancent  en fiers héros
Sur les traces de Michelle Ndoki
Vue, il y a peu à Ndokoti,
Mais à présent enlevée
Et gardée, prisonnière d’une guerre larvée.

Sur les têtes, des sacs remplis d’avocats,
Les Citoyens avançant  inquiets, disent que Ndoki,  Avocat,
Femme alerte,  « Grande Dame » du Barreau
Au Cameroun, est  à présent derrière les barreaux
Pour avoir paisiblement, mais d’autorité
Et naturellement défendu la liberté :
Celle de l’humain  d’être,
Celle du citoyen
Empruntant la marche comme moyen,
Et celle de la liberté d’opinion
Comme le font tous les champions.

A Elig-Essono, elle est, l’infortunée.
C’est là, le lieu où elle est détenue  et torturée
Dit un visage apeuré, la grande Michelle Ndoki.
Qui ira dire aux gens de Ndikimiki ?
Qui ira fermer le trou fait dans sa jambe ?
Qui la ramènera en République, à la Chambre
Pour faire et au peuple rappeler les lois de la république
Sur la liberté, être  l’Avocat, jouer le rôle civique
Pour la grandeur,
Pour l’honneur…… !

Daniel Tongning
Le 2 mars de l’an 2019


A la liberté bien comprise


L’Afrique francophone, très belle fille, est connue,
Pour l’union à l’autre Afrique, c’est une belle fiancée
Mais c’est une jolie fille bien nue.
Aux pays du Nord, elle est  pacsée 
Avec duperie, l’Europe, l’amant, contrôle ses bijoux de familles.
Elle s’est donnée et forte de vanité, la  malheureuse pupille,
Toujours et contre tout, dans l’indignité se trimbale
Parce que, sotte fille, son amant dit qu'elle est belle.

Les pays du Nord gardent son or et elle est choyée
Ceux d’Orient  la couvrent  d’amitié calculée
Son  fiancé, son peuple, est las d’attendre
Et rêve, dans ses bras la prendre
Et attend depuis, que des griffes de l’amant elle se libère.

Mais peur de perdre l’amant, encore, elle se prostitue
Sa mère, la nation qu'elle trahit, dans la honte se situe,
Et aucun au monde, d’elle, n’a pitié, ce que, quémandeur,
L’Africain veut au monde recevoir, et ignore la grandeur
Dans le renoncement et la  révolte acquise,
Chose qui échoit aux grands hommes à la liberté bien comprise.

Pauvre Afrique francophone, pays de la servitude volontaire,
Aux peureux dirigeants totalitaires,
Que l’émancipation des peuples effraie
Et qui boivent à grands traits
L’humiliation et le snobisme des nations libres
Qui de l’affrontement, enfantement de l’indépendance
Ont acquis l’art de la lutte et de la défense de leur puissance.

Daniel Tongning
A garges-Lès-Gonesse,
Le 2 mars, an 2019


dimanche 17 février 2019

De la paix, du Travail et de la Patrie

Hier soir, je me couchais avec le soir
La nuit pour le jour précédent était le buttoir ;
Je me lève ; c’est le matin, un autre jour
Pour la nature, le rituel de toujours

Mais à Bafia, à Balmayo comme à Bertoua,
On a peur  à Tibati  comme à Maroua
Il n’y a pas de paix dans les âmes et dans le pays
Dans les villages, on pense pitance et au champ le travail
En ville les rues grouillent des gens et ce n’est pas pareil

L’exaspération est là et l’excitation du terrain gagne,
De l’empêchement à dire son désarroi  excite et peine
La colère des profondeurs des cœurs monte
Le peuple ne trouve plus son vivre ensemble en fin de compte
Attristés, des citoyens avisés,  ne veulent plus de flatterie,
Et  exigent  pour le peuple, de la Paix, du Travail et de la Patrie. 

Daniel Tongning
Février de l’an 2019

dimanche 13 janvier 2019

Aux Fils de Mengnhè

Mes frères; 

j’ai toujours été des vôtres. Je le suis encore, et je le serai toujours. Beaucoup d’entre vous ne m’ont jamais vu ; ne me connaissent que du nom et parce qu’on a bien voulu leur parler de moi. Mengnhè, je l’aime et avec lui, vous. Je vous aime donc.
Si je me trompe quand je vous parle ou si un jour j’ai offensé un de vous et que je n’ai pas eu le temps de me repentir, soyez indulgents ; et que celui-là me pardonne. Si je n’ai pas pu être utile à notre beau Mingnhè, mille et un pardons. Mengnhè, vous et demain, c’est de cela que je veux vous entretenir.
Mengnhè d’abord, parce que c’est notre maison, notre belle terre, le lieu où reposent nos ancêtres et ceux des nôtre qui sont partis avant par la volonté de la Providence. Il est, notre Mingnhè, entouré d’autres quartiers et a bien souvent des terres voisines de Tou’oo-Sa’ah (Là où vous trouverez par exemple le domaine du « feu papa Moise », de Sa’ah-Beng ou de Tseng-Sa’ah où on trouvera les domaines de Mo’oh Tchoussi, de Monsieur Simouh Ndongfouet, du  «feu papa Daniel», le père de Christophe. Avec tous ses quartiers voisins, Mengnhè doit être le bon voisin et l’unificateur. Il ne doit pas avancer seul en pêchant par suffisance. Ce sera se tromper.
Vous ensuite. Prenez patience, sachez que notre père Nongni François, Le père (Mo’oh) de Mengnhè connu sous le nom de NKem Tsop-Bouhk, a consacré sa vie au développement de Mengnhè. Il initia l’école des adultes et c’est tous les hommes de Menghè qui furent, dès 1958 conviés à apprendre l’alphabet et donc, le français. Alors, les instituteurs étaient, Bogning Gaston, Nongni Mathieu etc. et chaque soir, à Méeh (siège de la Maison Nkem Tsop-bouhk) dans la maison principale, tous se réunissaient et on pouvait les entendre, sous la direction de l’un de leurs fils répéter : Aah – Bééh- Cééh – Dééh et etc. Papa Etienne Dongmo avait son « Syllabaire » ; les pères Nongni Jean, Nfo’oh Menkeuh s’exprimeront fort compréhensible en français. Papa Jonassi Danchi savait déjà s’exprimer oralement et par écrit en français.
Après la guerre, lorsque l’Etat créa l’école sous l’arbre, nos mères étaient des excellentes élèves : maman Thérèse T. pour ne citer qu’elle. L’école publique actuelle commencera au salon de notre Père Nkem Top-bouhk et encore avec, Monsieur Nongni Mathieu. Papa Kokia, papa Danchi Jonas, et d’autres (y compris Mengnhè de Mo’oh Nkemtio) feront partie de la délégation conduite par le père Nkem Tsop-bouhk qui négocia la reconnaissance de l’école de Mengnhè et nous avons l’école publique de Mengnhè. Cette école est le bien de toute la région. Souvenez-vous en et veillez à ce qu’elle vive. 
En fin demain. Quand un des vôtres voudra vous faire avancer, ne le blâmez pas et ne lui faites pas avoir honte ou des crocs en jambes. Souvenez-vous que c'est pénible quand il doit courir derrière vous, en inventant des excuses parce que vous ne voulez pas prendre en considération son projet alors que c’est pour Mengnhè, pour la région des Ngnhè et le village Baleveng.
Quand vous constatez mon ignorance des nouvelles donnes nécessaires à l’avancement de notre Mengnhè et de cette région de Baleveng, donnez-moi le temps nécessaire et ne me regardez pas avec ce petit sourire ironique. Nous, vos aînés avons  eu toute la patience et le bonheur de porter sur nos dos au moins quelques sœurs et frères qui sont aujourd’hui vos mères et pères et vous avez appris  l’alphabet et maintenant, êtes des responsables et êtes dans la vie. Soyez toujours irréprochables, partout où vous serez. Du moins, essayez de l’être et écoutez-vous les uns  et les autres. Aidez-vous les uns et les autres et ne blâmez pas un frère qui a la parole. Ecoutez-le et redressez sa parole s’il a tort. Qu’il n’y ait pas de vaincus au sorti de vos réunions et débats , mais des gens qui se conseillent mutuellement et s’auto-développent.
Si je ne parviens plus à me souvenir d’une chose ou si je perds le fil de ma parole donnez- moi le temps nécessaire pour me la rappeler et, si je n’y parviens pas, soyez indulgents. La chose la plus importante n’est pas ce que je dis mais le besoin d’être avec vous, de vous écouter, et que vous m’écoutiez.
Donnez à nous, vos aînés, un peu de votre temps, un peu de votre patience, des épaules sur lesquelles nous pouvons appuyer nos têtes de la même façon que nos parents l’ont fait pour nous.
Aidez-nous à faire avec assurance le chemin, aidez-nous à avancer avec vous avec amour, patience et sachez, qu’en échange, nous les aînés, nous rendrons un sourire et l’immense amour que nous avons toujours eu pour vous.
Fils de Mengnhè, avancer dans la vie avec assurances, dignité et amour de l'autre. Vous n'y perdrez pas. Je vous aime.

Janvier, an  2019
Daniel Tongning

mardi 20 novembre 2018

Au Poète disparu

On ne l’entendra plus.
Innocent, il était ;
Poète, il était 
Et la vie, il aimait,
Et disait aux prochains l’histoire de la vie
Dans la liberté construite.

Les projets l’avaient, dès l’aurore, 
Moment du réveil de la vie, arrachée du lit
Sur lequel la nuit un temps, 
L’avait maintenu pour que bien reposé,
Les forces hier au labeur abandonnées, 
Lui reviennent renouvelées.

Libéré par le jour et sur le chemin engagé,
Le pas léger, libre, innocent,  et vers l’avant allant,
Des plombs, de nulles parts venues, 
De son corps arrachaient le sang, 
Et de la vie, honteusement, gratuitement, il fut enlevé.

On ne l’entendra plus dire des poèmes ;
On ne le verra plus tenir sa plume ;
La danse de ses vers est compromise
Et la Ronde des Poètes meurtrie 
Mais, sa poésie, de son existence pour lui témoignera
Et vivant à toujours le maintiendra.

Daniel Tongning
Pour le Poète sous les balles tombé 
19 novembre 2018

mercredi 18 juillet 2018

La Promesse

Je viendrai te voir ;
C’est sûr, pas ce soir,
Mais certainement demain,
Et je te tiendrai la main
Comme avant et ça sera de l’amour.
Pas celui de nos malheureux jours
Mais celui qui du cœur jaillit 
Et que nous nous sommes toujours dit.

Je viendrai demain te voir ;

Je serai debout dès l’aurore
Pour guetter le matin et te voir
Avancer comme un espoir qui éclore, 
Et le bonheur d’être s’installera,
Et sera celui qui de la providence viendra.

Je viendrai te voir,

Je viendrai te croire,
Je viendrai t’aimer
T’apporter l’amour et chanter,
Et ce sera tous les deux réunis
Et nous serons des bons partis remis.

Daniel TONGNING, juillet de l’an 2018


vendredi 16 mars 2018

La spiritualité Africaine

L’Afrique est malade des religions qui lui imposent des spiritualités même par la guerre. Des religions aux idéologies souvent contradictoires. Intolérantes, chacune se veut cependant universelle à la différence de la spiritualité africaine pour laquelle seule la foi en l’être suprême est universelle.
La spiritualité et la religion sont le problème de l’africain aujourd’hui. C’est donc avec intérêt qu’on peut se demander ce qu’est la spiritualité, sa relation avec la religion et comment définir la spiritualité africaine.
La notion de spiritualité comporte des acceptions différentes selon le contexte de son usage. Elle se rattache à la religion, au regard de l'être humain dans sa relation avec des êtres supérieurs (dieux, démons) et le salut de son âme. D'un point de vue philosophique, elle se rapporte à l'opposition de la matière et de l'esprit. Ainsi, on pose la question du corps et de l’esprit, ou encore de l'intériorité et de l'extériorité.
D’un autre point de vue, la spiritualité désigne la quête de sens, d'espoir ou de libération, ainsi que les démarches qui s'y rattachent telles que les initiations, les rituels, le développement personnel. Cependant, dissociée de la religion et de la foi en Dieu, elle  peut aussi, selon une autre manière de la considérer,  se proclamer « spiritualité sans religion et sans dieu ».
Pendant plusieurs siècles, dans le cadre des religions  établies, les aspirations et les pratiques spiritualistes se sont développées de façon  très normative au point de rendre les termes religion et spiritualité synonymes. Et dans les travaux des théologiens ou des sociologues,  la notion de spiritualité s'est de plus en plus  appliquée à rendre les croyances et comportements humains universels et ce, qu’ils soient  antérieures ou postérieures aux religions historiques dont la motivation était liée à l'idée d'une survie après la mort physique, et où l'âme, en tant qu'entité cohérente et indépendante du corps poursuivait une vie commencée sur terre. En somme, certains voient dans la spiritualité une simple expression de l'instinct de survie, voire un moyen de ne pas se confronter à la réalité de notre condition de mortels.  Pour d’autres, elle révèle la mémoire intrinsèque de l’immortalité de l’âme.
Si toute religion trouve son fondement dans une spiritualité, toute spiritualité n'est pas une religion. Selon certains auteurs, la distinction se ferait ainsi : il y aurait dans la religion une perspective collective et dans la spiritualité une démarche plus individuelle. C’est donc une question de la religion comme organisation opposée à la foi qui est le fait de croire en Dieu.
La spiritualité religieuse est le fait de se relier à Dieu, au divin, à une réalité transcendante. Elle est un lien qui conduirait l'homme à se relier aussi à lui-même, aux autres, à la nature et à l'univers.
Après avoir supplanté les spiritualités plus ou moins structurées du paganisme, ou comme en Afrique à l'animisme c’est-à-dire, cette croyance en un esprit, en  une force vitale qui anime les êtres vivants, les objets mais aussi les éléments naturels, comme les pierres ou le vent, ainsi qu'en des génies protecteurs, les spiritualités juive, bouddhique, chrétienne, musulmane, se sont développées sans véritable concurrence pendant de nombreux siècles, jusqu'au jourd’hui. Dans tous les pays où ces religions n'étaient pas parvenues à s'imposer, des spiritualités locales ont cependant continué à se développer. Aujourd’hui, au nom des religions qui les incarnent, des spiritualités avilissent l’homme, et leurs adeptes prétendent être dans la pensée de l’être suprême, et peuvent se substituer au divin au nom duquel ils distinguent le bon du mauvais croyant. Ce qui est très loin de la spiritualité africaine d’avant l’invasion des religions musulmane et chrétienne.
La Spiritualité africaine
Face à la dérive spirituelle des religions importées, notamment de l’islam et du christianisme, la question du retour à la spiritualité africaine sonne comme une révolte et comme la voie indiquée pour reconstruire l’homme africain  nouveau, plus humain, en relation avec l’être suprême.
La spiritualité africaine est cette croyance en un esprit, en  une force vitale qui anime les êtres vivants, les objets mais aussi les éléments naturels, comme les pierres ou le vent, ainsi qu'en des génies protecteurs. Tsobgny est un de ceux qui disent ce qu’est la spiritualité africaine, et qui plaide pour le retour à l’authenticité spirituelle africaine. Voir le texte ci-après :

*Je suis Africain, Bantou, bamiléké du sang jusqu'à la dernière cellule. Mes ancêtres ne connaissaient ni Abraham ni Isaac, encore moins Jacob et Moïse. Jamais ils n'avaient entendu parler de Jésus, de Mahomet, de l'Apocalypse, du Jugement dernier, du Paradis de l'Enfer, de la Bible ou du Coran. Jamais mes ancêtres ne payaient de dîme aux hommes d'église encore moins d'impôts aux à César. Parce que mes  ancêtres étaient authentiques, Ils CROYAIENT, ils croyaient en une vie après la mort, d'ailleurs ils ont appris à ''parler'' à leurs morts en gardant leurs crânes, devenus pour eux des intercesseurs auprès d'un être suprême invisible et tout puissant. Mes ancêtres étaient polygames, animistes, ouverts et sociables. Ils avaient pleine connaissance du bien et du mal, ils respectaient la préciosité de la vie et de l'humain bien avant les 10 Commandements. Mes ancêtres ne priaient pas à genoux et à tue-tête, ils n'invoquaient pas le feu du Saint-Esprit,  n'avaient ni huile d'onction ni eau bénite, ni encens ni chapelet. Pourtant mes ancêtres à moi vénéraient et s'inclinaient devant cet être suprême et juste qu'ils invoquaient en tant que de besoin dans une grotte, sous une chute d'eau, devant un arbre centenaire ou sur les rives d'un fleuve. Mes ancêtres savaient déjà que voler, tuer, convoiter, jalouser, médire et maudire était mal. Ils savaient aussi qu'autrui était notre semblable et qu'il méritait respect, considération et compassion. De grâce que cesse donc l'abrutissement de la conscience Africaine porté par la délégitimation de ses croyances et de son riche patrimoine ethnoculturel, sous le fallacieux prétexte de la salvation du monde de l'obscurantisme et du chaos par les *''Vraies Religions'' Celles-là même dites: inspirées de Dieu en personne*
*L'Orient a le bouddhisme, le Benin a le vaudou, le Sawa a l'eau et la mer, le Bassa ‘a a la grotte de Ngok lituba, le Bakwerii a le Mt Cameroun, le Bamiléké a les crânes. Il n'existe qu'un seul et unique Dieu la religion quant à elle est  culturelle et stratégique.*
*Parce que je suis persuadé que mes ancêtres ne brûlent pas en ce moment dans un immense lac de feu pour l'éternité parce que n'ayant pas connu Jésus, parce que je crois qu'ils étaient aussi pieux sinon plus que Mère Teresa et TB Joshua, parce que je crois que les chemins diffèrent et que la destination est unique, permettez que là-bas chez moi à Dschang mon père dépositaire du savoir ancestral, dépose un peu de terre sacrée sur mon front, m'asperge d'huile rouge et de sel et appelle mes aïeux à intercéder pour moi auprès du très haut, eux dont les crânes gisent fièrement là devant moi, moi l'enfant du pays, moi le petit Bamiléké fier de ses racines et de sa culture.*
*TSOBGNY*

Après ce texte, peut-on encore dire qu’il n’y a pas une spiritualité africaine authentique ? Il ne manquerait plus qu’une organisation, une religion (Voir notre ouvrage Lettres à mon ami blanc) pour porter et enseigner cette spiritualité.

Daniel TONGNING
16 mars 2018

dimanche 11 mars 2018

Plaidoyer pour l’amitié


Le jour décline, le coucher du soleil est beau
La nuit, par-dessus les bonheurs
Jette son manteau protecteur
Et ainsi la nudité de la vie est sauve.

La vie est sur la terre bien courte,
Aussi est-il bon de garder dans la mémoire
Qu'il ne faut jamais laisser partir l’être aimé,
Qui souffre et implore la bonté,
Sans lui redire l’amour qu’on lui porte.

Si tu veux, plaidera-t-il, je vais partir,
Mais ne pas te redire mon amitié
M'est insupportable,
Et comme un voleur partir,
N’est pas dans mes habitudes.

Le jour est long
La tâche pour gagner la pitance est harassante.
Le parcours du soleil en occident se termine;
Il faut à nouveau se retrouver sous le manteau,
Et la nuit, même bienfaisante, interroge.

Bientôt, le jour sera là pour à la réalité,
Ramener l'homme qui de son avenir se soucie
Et que du sommeil l’aurore prévenant arrache ;
Pour être confié à la réalité.

Ses rêves, comme par enchantement disparaissent.
A nouveau, amoureux  il plaide sa cause
Et à la bien aimée demande une minute,
Pour lui dire son amitié,
Le seul bien qui, dans sa besace pour la route,
Le remplira de bonheur et heureux sur le chemin,
Il criera d’amour, s'enivrera de bonheur
Et dira que d’amitié il est comblé.

Pour le sollicité au doute profond,
La providence enseigne qu'aimer n'est pas mauvais,
Et qu'être celui qui d’amour et d'amitié nourrit,
Protège l’honnête courtisant, l’héberge et le choie
Dans une vie d’amitié est œuvre louable à construire.

Daniel TONGNING
11 mars 2018


Popos Sur La Vie


Propos sur la liberté d’expression

La liberté d’expression, c’est connu,
N’est pas une récompense,
C’est un droit.

Elle ne s’attend pas sur une chaise assis,
Des mains des usurpateurs, on l’arrache.
Si dans un fauteuil,
Comme un service des autres attendu,
Il n’est pas exercé,
Inexorablement, à d’autres on l’abandonne,
Et ce sera la servitude.

Alors par la lutte au besoin, on la reconquiert,
Et au bout du combat, 
Elle est là.
Se battre, c’est aller à sa rencontre sur son chemin.
C’est là qu’on la trouve
Et la lutte est l’effort
Qui la convainc de rallier notre camp,
Et, naturellement, de rester nôtre.

D’aucuns pensent que le peuple besogneux
Perd la sienne dans son silence,
Ignorant que c’est dans le peuple
Que se trouve la liberté
Et qu’elle agit même dans le plus absolu de silence.

La liberté d’expression
On ne l’attend pas assis 
Elle est  en chacun
Et est ce droit de ne pas être inquiété pour ses opinions,
Celui de chercher, de recevoir
Et de répandre sans considérations de frontières,
Les idées comme les informations,
Par quelque moyen d'expression que ce soit.

A défendre, elle est, la liberté !
A aimer, elle est, la liberté !
Pour en jouir, il faut constamment la protéger.

Daniel TONGNING
0 Mars 2018